Boris Boillon s'était déjà illustré par ses commentaires sur la situation en Irak peu avant d'être décoré de la Légion d'Honneur (pour ce que cela vaut encore) par son président-parrain Nicolas Sarkozy, qu'il avait croisé tandis qu'il officiait comme conseiller diplomatique au ministère de l'Intérieur en 2007.
En novembre 2010, il n'hésitait pas à prendre la défense de celui qui l'appelle familièrement "mon fils": le sanguinaire dictateur libyen Mouammar Kadhafi :
Produit du système Sarkozy, il est envoyé en urgence en Tunisie où la "Diplo à la Sarko" ne tarde pas à produire ses effets. Incapable, de justifier l'intenable position de la France, campé dans une posture arrogante et imbu de lui-même, Boris Boillon n'hésite pas à prendre à partie les journalistes tunisiens dans un style peu diplomatique qui traduit très bien à quel point la gangrène d'une oligarchie accro au prestige, au pouvoir et à l'argent est étendue dans les grands corps malades de l'Etat.
Hier, des diplomates français s’insurgeaient anonymement dans une tribune publiée par le journal Le Monde et alertaient leurs concitoyens de l'ampleur de la régression en cours. On peut penser qu'une traque semblable à celle qui avait eu lieu pour démasquer les militaires du groupe Surcouf sera bientôt orchestrée par l'Elysée.
En attendant le mal est fait et la conclusion partielle de ce chapitre de l'histoire de la diplomatie française est livrée par les libérateurs de la Tunisie:

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